Life report

Ils répètent à Trempo : Yeggmen

Illustration de l'article « Ils répètent à Trempo : Yeggmen ». © .

Nous nous sommes rencontré à Paris, à l’époque on jouait ensemble dans un autre groupe avec Mathias. On est arrivé à Nantes en 2012, c’est à ce moment qu’on a emménagé en collocation.

Pourriez-vous nous parler de l’historique du groupe depuis sa formation ?
Au début, on développait le groupe  I’m Seventeen, né à Paris. On avait pas mal de dates, dont les premières parties du groupe Eiffel. C’est un peu plus tard qu’on a changé de nom pour devenir Yeggmen et que le trio s’est constitué, avec Sofia aux claviers. C’était pour nous le moment de prendre un virage plus électro.

Quelques actualités ou projets à venir ?
On prépare actuellement un disque pour la saison prochaine, qui est en partie déjà enregistré. Nous sommes accompagnés par le VIP de Saint-Nazaire. Nous avons aussi un clip en préparation, qui devrait sortir à la rentrée. Pour nous l’objectif est vraiment de professionnaliser le projet, donc on a envie de démarcher des labels et des tourneurs. On est aussi très attiré par la réalisation de nouveaux projets, d’actions culturelles, d’initiation ou encore de transmission.

Et comment se compose un titre de Yeggmen ?
Au départ on apporte des maquettes et on monte les morceaux pendant des sessions en groupe. L’idée est de retrouver le son du groupe. Parfois, il arrive qu’on démarre de rien, juste en jouant on trouve des idées de thèmes, de structures ou encore de morceaux. Ce qui marche bien pour nous c’est l’isolement, notre petit bonheur est d’aller nous ressourcer dans une maison au fin fond de la Bourgogne pour être ensemble, jouer et composer. Nous avons besoin de cette déconnexion. Notre rythme de composition est plutôt intensif puis on retravaille les idées en répétition à Trempo.

Comment vous imaginez la suite ?
On pense avoir trouvé une maturité artistique et de fonctionnement. Et, on a envie de surfer là-dessus. On va continuer comme ça, composer, démarcher, communiquer. L’idée est d’accrocher le réseau des SMAC, d’être accompagné, se professionnaliser. Le VIP pour nous est un outil supplémentaire. Ce qu’on veut, c’est faire murir le projet, bénéficier de regards extérieurs, qui sont très importants pour prendre recul sur ce qu’on fait. On travaille aussi avec Musique et Danse en Loire-Atlantique moins pour le côté artistique que pour l’administratif et la communication. On répète actuellement dans les locaux de Trempolino, mais on aimerait bien aller encore plus loin avec la structure. En bref, nous étudions tout ce qui peut exister. Avant on travaillait davantage par nous même, mais désormais on a envie de trucs plus structurés, plus accompagnés.

Plutôt studio ou scène ?
On aime bien les deux ! Difficile comme question… Pour nous ce n’est vraiment pas les mêmes plaisirs, même si le nerf de la guerre reste la scène. C’est la côte spontané, dans l’énergie qui est central. Il y a les aspects « trans » et hypnotique qui fonctionnent bien sur scène, c’est différent en studio. Donc, deux plaisirs différents. Par ailleurs, on apprécie les moments durant lesquels on peut se pencher sur les détails, sur des choses très précises. Le travail de production est plus soigné. Ces moments en Bourgogne pour composer sont géniaux pour nous, on peut partager, inventer et s’amuser ensemble.

Comment se passe une session répet’ à Trempo ?
Déjà, on monte le matos ! Certaines répétitions permettent de faire tourner, entretenir, peaufiner certains aspects des morceaux, les préciser. Alors qu’il y en a d’autres durant lesquelles on zoom sur des morceaux en particulier, quand on pense qu’il manque des petites choses. On a la chance d’être dans des locaux qui sont fait pour ça, le son est assez précis. Ce sont aussi des moments qui permettent de se concentrer sur la voix, le placement des textes ou encore de travailler sur le son en général. On équilibre les choses. En général il y a pas mal de réglages à faire sur les synthés, les machines, les boites à rythme. Donc ces répétitions permettent de marier la batterie et les drums machines. Trempo est vraiment super pour le travail de précision. Ah ! Et aussi, chacun va régler la clim à sa manière. On a aussi pris l’habitude de prendre notre café sur la terrasse, pas loin de l’éléphant.

Si vous deviez conseiller un groupe qui répète à Trempo ?
On en a pas mal, dont beaucoup de copains qui font des trucs supers. Il y a tellement de bonnes choses, c’est pas évident. On pense à : Bantam Lyons, Von Pariahs, ou encore Fairy Tails in Yoghourt, c’est un projet qui prend son temps, avec vraiment des petites pépites. Et les French Cowboy : les vieux de la vieille qu’on aime bien.

Yeggmen le 6 juillet à Trempolino pour la soirée des collectifs.

LA PAGE FACEBOOK DU GROUPE

Une question ?