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Ils répètent à Trempolino : I'm seventeen, 17 ans indéfiniment

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I’m seventeen, voilà un patronyme peu commun pour un groupe de trentenaires voire quadragénaires. À croire que cet âge aura signifié bien des choses. Les quatre lascars, emmenés par le leader Fred, s’apprête à sortir ce vendredi 15 janvier leur tout premier ep au Ferrailleur. Rencontre avec Fred pour en savoir un peu plus sur son groupe.

Pourquoi « avoir 17 ans » ?
Parce que c’est là que sont mes racines : le pas raisonnable, les émotions qui débordent, l’amour à revendre, l’incompréhension devant la violence et la langue de bois…

Qu’est ce que cette époque représente pour toi ?
A l’époque lycée, je me demandais tout le temps « à quoi bon ? », je m’ennuyais profondément à l’école et je n’étais pas un surdoué avec les filles, donc j’étais assez dépressif. Mais il y avait aussi les grands rêves, remplis de poésie et de création artistique dans tous les sens, je pouvais écouter 20 fois l’intro de Don’t Leave Me Now de Supertramp sans me lasser… et je jouais au piano tout ce qui me venait, pendant des heures aussi.

Ce groupe est un peu ton projet, comment as-tu sollicité les musiciens qui t’accompagnent ?
Pour simplifier c’est une histoire de rencontres, par groupes interposés. Ma musique leur plaisait, on a joué ensemble, laissé faire le feeling, et ça a commencé à sonner très vite. On a tous les quatre des horizons complètement différents, donc il a juste fallut le temps de se décoder les uns les autres, mais c’est ce qui fait la richesse du groupe je crois.

Tu parles d’influences comme Nick Cave ou encore Blur, ce sont des grand maîtres pour toi ? Qu’est ce qui te séduit chez eux ?
Oui, quand même. J’adore la facilité avec laquelle Damon Albarn enchaîne les projets, il respire le plaisir de composer et de chanter. Nick Cave, c’est plus l’espèce de sauvagerie profonde qu’il a en lui et qui énergise la scène… Vu les circonstances, difficile de ne pas penser à Bowie, qui laisse tellement derrière lui…

La bio du groupe parle de fragilité dans les textes. Tu peux nous en dire plus ?
Hmm… disons que je ne suis pas quelqu’un de très solide, et que ça doit se ressentir… Après j’ai du mal à m’étendre sur les textes, ce sont déjà des mots, pourquoi en rajouter ?

Vous sortez votre 1er ep, qu’est ce que cela représente pour toi ?
C’est bon de fixer sur un CD ce qui nous remue. Les concerts restent le nerf de la guerre, mais cet ep marque une étape, une promesse pour la suite aussi.

Le Ferrailleur est le lieu où il fallait le faire ? Si oui, pourquoi ?
Oui, on a réfléchit aux différentes possibilités à Nantes, et le Ferrailleur fait partie des lieux où il y a une âme, où on a déjà eu du plaisir à jouer, il nous ressemble. Pour ma part j’y suis venu pour la première fois avec Eiffel, super souvenir…

Si tu avais 17 ans aujourd’hui, tu écouterais quoi ?
Dieu sait ! A l’époque, j’écoutais surtout du classique en fait, est-ce que ça serait le cas si j’avais 17 ans aujourd’hui ? Je n’en sais rien. Ce qui est sûr c’est que la bonne musique est intemporelle !

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