Life report

Ils répètent à Trempolino : Wassa Sainte Nébuleuse

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Marie-Annie dit Nanih dit Wassa Sainte Nébuleuse nous en dit plus sur ce groupe qui répète chez nous.

Parles-nous du projet et expliques-nous ce pseudo dont on a pas encore percé le mystère ?
Je suis donc « Marie-Annie », surnommée « Nanih » et « Wassa Sainte Nébuleuse » sur scène. Je ne souffre pas d’une pathologie étrange, du genre dédoublement de personnalité ou multiplicité des identités. Je sais à peu près qui je suis, à peu près… En tout cas je compose et je suis chanteuse. Enfin, je crois. « Wassa » est un prénom malien. Il vient d’une vieille tradition qui veut qu’une famille qui a eu de la difficulté à avoir le premier enfant, donne ce prénom « Wassa », qui veut dire « épanouie ». On le donne aussi au bébé qui survit à un accouchement très dur et, dans ce cas ça veut dire : « Celle qui s’affirme, qui veut vivre… » Ensuite il y a le mot « Sainte». Il renvoie au sacré bien sur, au sacré de la musique ou d’autres choses, au sacré dont on a tant besoin, au sacré que l’on veut blasphémer, au sacré qui nous interroge. La notion de « sainteté » posée comme ça, à côté d’un prénom africain féminin, ça me touche beaucoup. C’est comme un hommage au courage incroyable des femmes là bas. Dans le monde occidentale, on sublime et on élève tant de gens. Des stars, des sportifs, des penseurs. On les transforme en saints, en demi-dieux. J’avais envie de sublimer cette image d’une femme noire… J’aurais du choisir « Sainte Fatoumata ». Mon grand-père est togolais, ma mère est conteuse, je connais pleins d’histoires sur les femmes de là-bas, et je les vois comme des saintes. Et il y a la « nébuleuse », la nébuleuse c’est un rythme lent et puissant à la fois, des couleurs, c’est une gestation, une pouponnière d’étoiles, une matrice… C’est très onirique. Les trois ensemble forment un personnage, une femme, une déesse. C’est elle que je prie pour retrouver mes clefs de voiture et pour faire une nouvelle chanson. C’est Sainte Wassa de la Nébuleuse.

Vous êtes nombreux, est-ce un projet à géométrie variable ?
Nous sommes six. Oui, c’est généreux ! Et même si je porte le projet en mon nom, l’identité du groupe est là, elle est déjà là et elle est très importante. Chaque instrumentiste amène son fluide musical, son analyse. Il y a Emilie Chevillard qui joue de la harpe et m’aide beaucoup pour les arrangements. Puis Amandine Jeanclaude au violoncelle ainsi qu’une choriste : Gaëlle Camus. Ensuite il y a deux percussionnistes : Mohamed Camara qui joue des percussions guinéennes et Erwan Guirriec qui joue cajon, congas et qui gère des programmations. Etre à géométrie variable c’est possible – mais ça n’est pas ce que l’on recherche. Le projet est jeune, un an à peine et on a envie de travaillé tous ensemble, de prendre un pli, de roder.

Vos dates à venir ?
Nous jouerons le 27 septembre à Sud Loire en Fêtes et le 11 octobre à l’École de musique de Saint-Sébastien-sur-Loire. Ces derniers mois, nous avons enregistré et mixé au studio Arpèges aux Sorinières avec le soutien d’Eric Chauvière. Un premier EP (4 titres) autoproduit et réalisé en collaboration avec Carlos Robles Arenas d’Orange Blossom sort bientôt. En « live » c’est Michel Bonhoure qui travaille notre son et le projet est maintenant accompagné par PYPO Production. Nous réservons aussi quelques surprises.

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