Life report

Mormieben, le pirate metal en toute liberté !

Illustration de l'article « Mormieben, le pirate metal en toute liberté ! ». © .

Notre cycle Pirates ! sera décliné ce vendredi en live avec le groupe nantais Mormieben. Voilà bientôt six ans que ce gang développe un univers metal pirate qui s’autorise des libertés tant sonores que visuelles. Explication avec ces BMB : bandits marins barbus…

Le groupe est né en 2011, dans une esthétique métal. Est-ce qu’au-delà de ce choix musical commun, vous aviez intégré la « piraterie » ?
Au tout début, notre musique s’apparenterait à du punk celtique mais nous sommes très vite venus à changer d’orientation et à adopter le pirate metal et tout l’univers que nous avons construit autour. Cette envie est venue du fait que nous cherchions à nous différencier. La piraterie était un univers qui nous intéressait, et qui correspondait musicalement plus à l’axe que nous voulions donner à notre musique à savoir partir du punk pour aller vers le metal plus « brutal ». Nous nous sommes donc lancé dans ce délire de faire du pirate metal, c’était un moyen de se défouler dans la musique et dans un univers qui nous plaisait. Nous avons commencé à découvrir certains groupes tels que Running Wild, Swashbuckle, Alestorm ou encore The Dreadcrew of Oddwood.

« Avec le pirate metal, tant qu’on reste dans le thème, on peut autant faire du black que du death, du stoner, du power, et y intégrer de nombreuses autres influences (funk, hardcore, blues…)… »

Qu’est ce que le « pirate » vous inspire et est-ce que le pirate pourrait être associé à tout type de musique ?
La « piraterie » va autant nous inspirer dans notre musique, dans les sonorités, nos accompagnements musicaux, nos textes, notre mise en scène mais aussi dans notre communication ou notre façon plus globale d’aborder ce projet musical. Cette identité forte nous permet également de donner un cadre à ce que l’on fait et dans lequel nous pouvons évoluer librement. Le metal est régi par de nombreuses règles et de nombreux sous-genres qui classifient et cloisonnent les inspirations. Avec le pirate metal, tant qu’on reste dans le thème, on peut autant faire du black que du death, du stoner, du power, et y intégrer de nombreuses autres influences (funk, hardcore, blues…), voire même proposer des sessions acoustiques. On s’accorde de réelles libertés ! Donc oui le pirate va bien avec le metal car l’image qu’on peut avoir des pirates, de la violence, etc. colle bien au style mais on peut le transposer à de nombreux autres styles musicaux, certains plus difficilement que d’autres.

Est-ce que le costume permet des trucs que vous ne vous permettriez pas sans lui ?
Le costume est un élément indissociable pour nous sur scène. Certains groupes de pirate metal n’en portent pas, mais pour nous, c’est un moyen d’aller plus loin dans l’univers de la piraterie, de développer les personnages, la scénographie, mais surtout d’embarquer le spectateur dans l’univers et de lui proposer une expérience au-delà de la simple musique. Oui les costumes nous permettent peut-être de prendre plus de distance, de nous lâcher davantage et d’entrer totalement nous aussi dans notre rôle, mais c’est surtout un accessoire au service du spectacle.

« Le navire, l’équipage et leurs mésaventures, tout cela est totalement fictif. Pour autant, nous avons fait un réel travail de recherche, de lexique, etc. ce qui fait que ces aventures pourraient avoir eu lieu et auraient pu s’intégrer dans une époque précise. »

Comment le répertoire s’inspire-t-il de la piraterie ?
Sur notre première démo et notre EP, les chansons parlaient plutôt de thèmes généraux tels que la boisson, les filles, les bagarres, les abordages et la vie à bord d’un navire en général. Avec notre premier album, nous avons essayé de créer un univers qui nous est propre, de conter les aventures à bord du Mormieben. On essaye de se fixer une époque pour rester cohérent au niveau de l’Histoire, des navires qui pouvaient exister, etc… Mais la grande majorité de nos aventures sont inventées. Le navire, l’équipage et leurs mésaventures, tout cela est totalement fictif. Pour autant, nous avons fait un réel travail de recherche, de lexique, etc. ce qui fait que ces aventures pourraient avoir eu lieu et auraient pu s’intégrer dans une époque précise. Sur notre second album, ce travail historique sera davantage présent.

Ce concert à Trempo dans le cadre d’une thématique Pirates ! prend-il une tournure particulière ?
Non, même si on fêtera jour pour jour les 3 mois de notre premier album. Ce sera notre dernier concert de l’année, il marquera la fin d’une bonne série. Nous reprendrons les concerts dès janvier en essayant de jouer davantage en dehors de notre région, exporter notre musique et découvrir un nouveau public.

Avez-vous déjà joué dans des contextes similaires ou le pirate est mis en avant ?
Il nous est déjà arrivé de jouer dans des soirées dédiées à la piraterie mais différentes de la soirée de vendredi. Soit des concerts à thème (dans des bars, des soirées à thème…) soit en plateau commun avec nos amis de Toter Fisch (pirate metal/Tours), dans des lieux atypiques en rapport avec la piraterie où dans un esprit marin au Le Gibier de Potence à Rouen, le Dock Yard à Nantes, devant l’Hermione lorsqu’elle était à quai à Rochefort par exemple.

Mormieben, ça veut dire quoi ?
« Les Fils de la Mer » en breton, le chanteur étant originaire des Côtes-d’Armor et les autres venant de Nantes, ancienne terre bretonne. Et « fils de la mer » parce que l’on trouvait que cela correspondait bien à la piraterie. Depuis ce nom n’est pas seulement le nom du groupe mais également le nom du navire pirate que nous commandons, le Mormieben.

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