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Portrait : Édouard Le Boulc'h, plasticien en résidence

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Diplômé de l’École supérieure des Beaux-arts de Nantes Métropole en 2016, Edouard Le Boulc’h est un jeune artiste plasticien. Attiré par les musiques industrielles et électroniques, la culture rave, le mysticisme dans les champs domestiques et sociaux, l’oeuvre d’Edouard Le Boulc’h plonge dans les conjugaisons idéologiques et spirituelles des objets modernes et de leurs systèmes de représentations. Il est actuellement en résidence à Trempolino à l’invitation du Collectif R.

Comme un fantasme néo-survivaliste, une zone spéculative faite de totem et impulsée par le son, convoque des esthétiques polysémiques qui infectent chaque volume et objets de ses installations. Au travers d’un rituel minimal, l’artiste utilise la boucle et la répétition pour nous proposer la pratique et l’expérimentation physique de ses projections mentales et spéculatives par une déambulation dans l’espace scénographié.

« Au cours de ma résidence à Trempolino, je vais tâcher de développer une recherche ambivalente du son et de l’objet. À l’image de l’émergence des espaces alternatifs des années 70-80-90’s, Green field connexion prendra la forme d’un laboratoire expérimental de formes, de documentations, de sonorités et d’installations, toutes concernées par l’esthétique de la musique et de la machine. Trempolino est un lieu idéal pour approfondir une réflexion autour de thèmes voisins comme la musique et la plasticité sonore d’un système d’exposition. Ouvrant les projets collaboratifs, j’inviterai également plasticiens et développeurs/techniciens à venir échanger et nourrir cette zone de diffusion. »

Dans le cadre de sa carte blanche, le projet Green field connexion dévoile une installation collaborative de dispositifs d’expérimentation hétéroclites. C’est dans cet élan que cette résidence définit un ensemble de collaborations significatives. Par l’invitation d’acteurs supplémentaires (notamment issus de nos studios de répétition), une partie de ce travail sera mené collectivement avec plasticiens, musiciens et ingénieurs. Le projet Citizen + développe quand à lui un travail d’installation sur la terrasse de Trempolino, situé au 2e étage. Sur la base du concept du modulaire, l’exposition dévoile un schéma d’arborescences sculpturales et virtuelles qui participent au même désir de dessiner une zone spéculative, dans laquelle les qualités de réception du visiteur seront repensées.

Ultrackey – Edouard Le Boulc’h (2016) from Edouard Le Boulc’h on Vimeo.

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