Life report

Slow Sliders, tranquille mimile

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Septembre 2018, l’album tant attendu, le bien nommé et somptueux Glissade tranquille des Slow Sliders sort enfin ! Un disque incroyable où mélodies et dyslexie font bon ménage. À quelques jours du concert pour fêter la pépite, ce samedi 20 octobre à Stereolux, petits bavardages avec des simples, sincères et carrément funky…

— par Cécile Arnoux

Comment qualifiez-vous votre groupe, qu’est-ce que chacun de vous 4 a en commun ?
Victor (chant/guitare/basse) : On forme un groupe de copains de collège/lycée. Notre truc en commun c’est qu’on est des copains qui avons eu envie de faire de la musique parce qu’on aimait ça.
Clovis (batterie) : On est un groupe de pop/rock formation classicos, avec des belles mélodies et des beaux arrangements. On aime la musique.
Axel (basse) : Le dénominateur commun c’est qu’on est tous fans de musique et qu’on se marre bien ensemble.

Slow Sliders, Glissade tranquille, c’est l’éloge de la lenteur ?
Clovis : Slow Sliders c’est une référence à une chanson de Van Morrison et Glissade Tranquille c’est un jeu de mot autour de la traduction du nom du groupe. Donc oui peut être que la glisse et la tranquillité sont des trucs qui nous parlent.
Gwen (guitare) : Non pas vraiment, après on admettra volontiers qu’on a mis un certain temps à sortir cet album. Alors oui la lenteur c’est peut être un peu inhérent à notre manière de faire les choses.

On parle souvent de votre provenance géographique (dans votre bio, dans des chroniques…) : Brest. Pensez-vous être très habités par cette ville et pensez-vous retraduire des aspects de Brest dans votre musique ?
Victor : On parle de notre provenance géographique comme on parle de la provenance géographique de tous les groupe en France. On a habité à Brest, c’est sûr. On aime Brest, on est content quand on est à Brest, ça fait toujours plaisir. Par contre, on n’a pas composé nos morceaux en ode au Pont de Recouvrance ou parce qu’on était tombé à la baille dans le port de co (comprenez Port de Commerce), on aurait peut-être dû…
Gwen : On a passé deux ans en colocation tout les quatre à Brest. C’est un peu comme les racines du groupe. Mais si l’on creuse un peu, on pourrait dire que c’est Lesneven la ville où tout a commencé pour nous. C’est surtout des souvenirs qu’il en reste et pour le coup ça a donné une chanson sur l’album : Lesneu.

Ce 1er album tant attendu, qu’est-ce que vous éprouvez quand vous l’écoutez et qu’est-ce que vous avez éprouvé le 21 septembre dernier ?
Victor : L’album a été enregistré en 2016, on l’a déjà écouté des centaines de fois, on en peut plus de l’écouter (rires). On était super heureux à la sortie, après ces deux ans. On a pris notre temps et du coup on est trop content du résultat, il sonne du feu de dieu.
Clovis : Même si je connais l’album par coeur, je prend toujours du plaisir à l’écouter. Après deux ans d’attente, on était quand même contents et excités le jour de la sortie, de voir comment il allait être reçu.
Gwen : Une fois que l’album est sorti on s’en détache un peu et on pense plutôt à la suite. Après, quand des gens nous font des retours intéressants sur l’album ça fait toujours plaisir. Un disquaire émérite nantais m’a dit dernièrement qu’à force d’écouter l’album notre musique lui faisait de plus en plus penser à Radiohead et beaucoup moins à Mac Demarco. J’ai trouvé ça cool juste qu’il remarque le côté lyrique et ambitieux de notre musique.
Axel : De la satisfaction d’avoir mené un projet à bien et de l’excitation quant à la suite de nos affaires.

Est-ce que vous avez entrepris un travail particulier pour cet album ? Autour du son, un fil rouge musical, une ambiance particulière ?
Victor : Pas du tout, l’album n’est pas un genre de concept-album où il y aurait eu une recherche particulière de sonorité ou d’arrangement qui serait commun à l’ensemble des morceaux. On a enregistré du mieux qu’on pouvait nos morceaux, avec amour et tendresse.
Axel : Oui on y est allé à tâtons, l’idée était simplement d’enregistrer chaque morceau de la meilleure des manières. Pas mal d’arrangements ont été créés en studio mais on a quand même essayé de rester fidèles aux morceaux tels qu’on les avait composés.

Une série de concerts suit la sortie du disque, est-ce que le live sera distancié des morceaux « studio » ?
Clovis : Oui, parce qu’on ne peut pas se permettre autant de choses en termes d’arrangements.
Victor : Oui et non, ça dépend des morceaux. On a pris la liberté pour chaque morceau de ne pas s’arrêter à ce que l’on faisait en live. Du coup, certains arrangements ne peuvent pas être reproduits en live mais cela nous permet de ré-interpréter les chansons et d’en faire une autre version.

Qu’est-ce qui pourrait vous arriver de mieux ces prochaines semaines ?
Clovis : Qu’un producteur/mécène qui a beaucoup d’argent vienne nous voir en concert et qu’il nous aide à organiser une tournée all around the world.
Axel : On est déjà super contents de ce qu’il va nous arriver ces prochaines semaines ! On a pas mal de dates bien cools.
Gwen : Avoir d’autres critiques sur l’album à lire. J’aime bien lire des chroniques de mec qui on pris le temps d’écouter le disque. Récemment, avec les gars, on s’est dit qu’on aimerait bien lire des chroniques qui descendent complètement l’album. Pitchfork ou Gonzai feraient bien ça je pense.

Le kit de survie actuel des Slow Sliders se compose de quoi ?
Clovis : Un ordinateur, un casque, des instruments de musique, des copains, des tises, des fiosses et un livre sur la collapsologie.
Gwen : Un ordi c’est important oui, surtout pour suivre les championnats du monde de League of Legends en ce moment.
Axel : Du miel et des lentilles, des tutos de Bernard Purdie.
Victor : Des Croco qui Pik, de la menthe pastille, être champion du monde, pour l’éternité.

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