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La « magie » des formations internationales – Patricia Guillotreau

Le 4 octobre 2021 — par Sylvain Chantal

À l’arrêt depuis mars 2020 du fait de la crise sanitaire, les formations internationales initiées par Trempo ont repris la semaine dernière à Korhogo (Côte d’Ivoire). Patricia Guillotreau, coordinatrice générale de la formation, chargée des formations internationales, revient sur cette initiative unique qui existe depuis 1998.

Patricia Guillotreau, depuis quand existent les formations internationales administrées par Trempo ?

Lorsque j’ai rejoint l’équipe de Trempo en 1998, Philippe Audubert (aujourd’hui à la retraite) venait de lancer le secteur de la formation professionnelle et, très vite, il a souhaité intégrer un volet international. Son premier projet est né d’une rencontre avec le percussionniste Olivier Congar, spécialiste des tambours báta et de la culture afro-cubaine. Ils ont monté un stage à La Havane, avec le groupe Blue Note Groove pour étrenner le projet. Cette expérience à Cuba existe toujours après vingt-trois ans !

Quel est le principe des formations internationales ?

Philippe Audubert a eu l’audace d’oser ce challenge et a convaincu l’Afdas de la pertinence de financer des formations en immersion dans différents pays. Le musicien ou la musicienne sollicite ainsi cet OPCO (opérateur de compétences) qui prend en charge une grosse partie du coût du stage. Ainsi, Trempo a pu emmener des musicien·nes français·es en Côte d’Ivoire et au Mali étudier les musiques amplifiées d’Afrique de l’Ouest, à La Nouvelle Orléans (États-Unis) pour travailler sur la fanfare et le brass-band, à La Havane pour les musiques populaires cubaines et Yoruba, à New York pour les arrangements et la direction artistique des musiques afro-américaines, à Berlin pour les musiques électroniques, à Liverpool pour la musique pop rock ou au Maroc avec une confrérie Aïssawa pour les polyrythmies, à Trinidad et Tobago pour le Steel drum. Nous avons également mis en place deux projets au Brésil, à Porto Alegre et à Salvator de Bahia.

Comment se déroulent concrètement les stages ?

Il y a des temps où les musicien·nes jouent ensemble. D’autres où ils et elles travaillent en individuel au pupitre. Pour dix musicien·nes, nous avons à chaque fois cinq intervenant·es qui sont toujours des musicien·nes de référence. Une journée de repos est fixée au milieu du stage, mais la plupart du temps les gens restent ensemble pour jouer ! Beaucoup de liens d’amitié se créent en effet dès les premiers jours. Enfin, on termine le séjour par une représentation pour les villageois·es et les voisin·es. Ce spectacle est un temps fort pour les remercier de leur accueil.

Quel bénéfice tirent les musicien·nes de ces stages in situ ?

S’immerger une douzaine de jours dans cette aventure, c’est la force et la magie de la proposition, car nous sommes accueilli·es à bras ouverts par les artistes et leurs familles, toutes destinations confondues. C’est en effet dans le vécu qu’on prend conscience de toute l’ampleur de cette plus-value. Les stages sont bouleversants à plein de niveaux car, en plus de travailler la musique toute la journée, on fait en sorte de tout partager avec les gens qui nous accueillent. On vit les choses comme ces personnes les vivent. À l’africaine, à la cubaine… Pour certains, c’est très fort au niveau émotionnel. Il arrive d’ailleurs que des musicien·nes français·es soient déstabilisé·es lorsqu’ils rencontrent leurs homologues africain·es, par exemple, qui vivent et travaillent dans des conditions précaires. Cela bouscule leurs codes. Cela se décante parfois plusieurs mois après un stage. En tout cas, c’est magique de voir tous ces musicien·nes qui ne se connaissaient pas vingt-quatre heures avant jouer ensemble au bout d’une journée. Il est même arrivé que des groupes se constituent après l’aventure. Des intervenants maliens et Vincent Livenais, le coordinateur Afrique, se sont d’ailleurs connus à Bamako et ont, dans la foulée, monté Kunbe, un groupe afro-rock qui tourne depuis 2012 !

Comment procédez-vous à la sélection des participant·es ?

Nous avons entre six à huit stages par an dans différents pays. Cela représente à peu près une soixantaine de musiciens, soit 1500 depuis la création du dispositif en 1998. Cette proposition étant unique en France (à l’exception de celle de l’association Drom qui monte des projets en Europe de l’ouest), Trempo reçoit bien sûr plus de demandes qu’il n’y a d’offres. Pour chaque dossier, nous prenons en compte le niveau de pratique du/de la musicien·ne, son parcours, ses motivations et le poste qu’il ou elle occupe dans une formation musicale (pianiste, bassiste, guitariste, etc.). Même en privilégiant celles et ceux dont c’est la première demande, il arrive que certain·es attendent deux ou trois stages afin de réussir à en intégrer un. Par projet, nous recevons en moyenne 25 à 30 demandes pour seulement dix places…

Quelle est la proportion de musiciennes parmi les participant·es à ces formations ?

À mon grand regret, je trouve qu’il n’y en a pas assez. En moyenne, les femmes ne représentent en effet que 20 % des participant·es. Je souhaiterais qu’il y ait davantage d’équilibre en ce sens. Peut-être les femmes musiciennes ont-elles mauvaise conscience de partir travailler une dizaine de jours à l’étranger ? À nous de trouver des leviers pour favoriser par exemple les gardes d’enfants, même si ce sujet concerne bien évidemment les hommes également.

Avez-vous des nouveaux projets de destinations ?

Oui, nous sommes en pleine réflexion sur de nouvelles pistes. Nous effectuerons des repérages en 2022. Chaque projet fait en effet suite à des études en amont et des échanges au long cours avec des musicien·nes. Tout se construit en lien avec des artistes qui ont des contacts et un réseau sur place et qui sont en capacité de nous accueillir. On n’arrive pas de nulle part. Parfois, il arrive qu’on nous propose des projets clef en main car Trempo est de plus en plus identifiée et reconnue dans le domaine.


Les différentes formations internationales depuis leur création : 

Afrique

  • Abidjan – Côte d’Ivoire : percussions et danses
    Direction artistique : Lassina Coulibaly (Yélemba d’Abidjan) / Coordination pédagogique : Vincent Livenais / Encadrement : Patricia Guillotreau.
  • Bamako – Mali
  • Korhogo – Côte d’Ivoire : musiques amplifiées d’Afrique de l’Ouest
    Direction artistique : Oumar Diallo / Coordination pédagogique : Vincent Livenais / Encadrement : Patricia Guillotreau.
  • Meknès – Maroc : musiques de confrérie Aïssawa
    Direction artistique : Abdelali Lamrabet / Coordination pédagogique : Maurice Spitz / Encadrement : Patricia Guillotreau.

Europe

  • Berlin – Allemagne : musiques électroniques
    Direction artistique / Coordination pédagogique : Mathias Delplanque / Encadrement : Cécile Arnoux.
  • Liverpool – Royaume-Uni : musiques pop rock
    Direction artistique : Al Groves / Coordination pédagogique : Benjamin Bouton & Karim Bennani / Encadrement : Caroline Baudry.

États Unis

  • La Nouvelle Orléans : fanfare et brass-band
    Direction artistique : Kirk Joseph / Coordination pédagogique : Jérôme Bossard / Encadrement : Caroline Baudry.
  • New York : arrangements et direction artistique des musiques afro-américaines
    Direction artistique : Stephanie Mc Kay / Coordination pédagogique, encadrement : Benjamin Bouton & Karim Bennani

Caraïbes

  • Port of Spain – Trinidad et Tobago : steel drum
    Direction artistique : Duvone Stewart / Coordination pédagogique : Mokhtar el Mokthari & Karim Bennani / Encadrement : Caroline Baudry.
  • La Havane – Cuba :
    • musiques Yoruba
      direction artistique : Alberto Villaréal & May y Mickel Villaréal / Coordination pédagogique : Olivier Congar & Guillaume Delalande / Encadrement : Philippe Audubert & Patricia Guillotreau.
    • musiques populaires : direction artistique : Orlando Pérez Montero / Coordination pédagogique : Olivier Congar & Guillaume Delalande / Encadrement : Philippe Audubert & Patricia Guillotreau.

Les prochaines formations à l’international :

  • Fanfare et brass-band à La Nouvelle Orléans (États-Unis) en novembre et avril 2022
  • Musiques amplifiées d’Afrique de l’Ouest à Korhogo (Côte d’Ivoire) en janvier 2022
  • Musiques populaires cubaines à La Havane (Cuba) en mars 2022
  • Arrangements et direction artistique des musiques afro-américaines à New-York (Etats-Unis) en mai 2022

→ Voir le catalogue

Contact : 

Patricia Guillotreau
patrica@trempo.com