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Développement de carrière

Allebou, aller plus loin

Le 17 septembre 2021 — par Solange Maribe

Grand qualifié pour la finale Buzz Booster, Allebou se prépare pour représenter dignement les Pays de la Loire. De quoi confirmer le potentiel du rappeur manceau après des freestyles remarqués sur les ondes et des mixtapes hautes en couleur.

Non, on ne rêve pas : ça zouke littéralement sur la scène de Trempo alors qu’on arrive sur place. On taira le nom de ce plaisir coupable, décompression nécessaire après une bonne journée de filage, mais le ton est donné quant à la sympathie du personnage. Il faut aussi dire que l’énergie d’Allebou détone sous les feux des projecteurs, d’après l’aperçu offert en introduction à notre rencontre. Une qualité fortifiée par différentes résidences en vue de la finale nationale du Buzz Booster le 25 septembre à Lille. Le rappeur bénéficie en effet de 360, programme d’accompagnement de Trempo en partenariat avec Pick Up Production et Superforma, pour sa préparation de champion.

L’objectif ? « Bouleverser le show et avoir un live plus complet ». Il a ainsi pu profiter des lieux pour travailler sa présence scénique sous l’œil expérimenté de Nasty, manager de Némir (premier lauréat Buzz Booster en 2010), et de Thomas Ruée de Krumpp, son tourneur. Ils ont également mis en place une nouvelle formule qui doit rester surprise pour le public (décidément, que de secrets). « On a beaucoup travaillé les arrangements avec mon ingé son pour vraiment avoir des versions alternatives avec des changements d’instruments par exemple. C’est ce qui fait la différence ! Le live c’est super intéressant, ça permet de pousser le morceau plus loin, d’exploiter son potentiel au maximum – et ça demande beaucoup de temps ».

Et le jeune artiste a l’habitude d’être bien accompagné. Via l’initiative mancelle la Couveuse, il avait été repéré par Samir Belhadi (la Baraka Prod), qui lui a permis d’enregistrer en studio et de faire quelques scènes au Mans. Il profite par ailleurs de cours de chant et de prestation scénique en tant que lauréat de STRI-IT (dispositif porté par le Studio des Variétés).

Du jeu d’enfant à la cour des grands

Quand on lui demande ce qu’il espère du Buzz Booster, la réponse est plutôt franche et mesurée : « Je n’attends rien ! Je suis juste pressé de le faire et de profiter de la scène. Je n’ai pas d’attente particulière, je ne compte pas découvrir mon futur label ou manager… J’y vais vraiment dans l’optique de prouver ce que je vaux, de faire un show carré et de montrer qui on est parce qu’on sort un peu de nulle part en fait ! Et je veux montrer qu’on fait tous du bon taff parce que je ne suis pas tout seul sur scène ou en coulisses ». Tout en souhaitant remporter le titre pour la suite : « Si je gagne, j’investis dans la musique direct pour couvrir les dépenses d’autoproduction et pousser le professionnalisme encore plus loin ».

Pour comprendre cette pondération, il faut se rappeler que le rap a commencé comme un jeu pour Allebou. A 13 ans, il s’amuse à se clasher avec son frère, puis se met à écrire des textes plus sérieux, conscient de son potentiel. De nombreuses blessures le tiennent ensuite éloigné des stades de foot alors qu’il est en Sport-études. Pendant plus d’un an et demi, il occupe ses journées avec cette autre passion, véritable « exutoire pour exprimer ses émotions, dénoncer et divertir ».

Ses crampons mis au placard, il avance petit à petit dans le rap, jusqu’au jour où il marque les esprits sur Skyrock avec un freestyle auditeur dans le Planète Rap de Maes (sa performance a dépassé les 3 millions de vues cumulées sur Instagram). L’ex-footballeur continue de marquer des points avec sa mixtape « Synthèse additive » et sa réédition, où il nous expose ses propos lucides sur des esthétiques musicales variées. Avant d’entrer définitivement dans la cour des grands avec sa victoire au Buzz Booster Pays de la Loire porté en région par Pick Up et Trempo.

Rappeur et conscient

Les grands, Allebou les cite beaucoup. Kery James avant tout, qu’il écoutait déjà petit sur sa Nintendo DS piratée, pour sa sincérité et son universalité. « Comme il dit : C’est peut-être pas moi qui fais du rap conscient / Peut-être qu’eux font du rap d’inconscient… Ce qui est dommage avec ce terme, c’est que tout de suite ça fait trop sérieux, philosophe, ça t’enferme dans une case alors que moi je peux aussi faire du rap « sentimental », beaucoup plus introspectif. Et j’aime aussi les sons faits pour danser, faire passer de la joie à quelqu’un c’est du divertissement et ça fait partie de ce que je fais. « Rap conscient » c’est devenu péjoratif – surtout qu’à 21 ans, j’ai pas la prétention de pouvoir donner des leçons aux gens !». Autre modèle inspirant pour lui, notamment pour la technique : Lefa qui a su « durer dans le temps et rester intègre tout en réussissant à adapter sa forme ».

Car le Sarthois est assez clairvoyant sur le paradoxe de la scène actuelle : « Pour citer Dinos, Ils veulent tous rapper comme s’ils avaient quelque chose à dire. Maintenant, tu peux proposer quelque chose sans essayer de vouloir rentrer dans des codes et tu peux trouver ton public. C’est très bien ça, le public est plus éduqué qu’il y a 20 ans pour écouter toutes sortes de propositions, aussi singulières soient-elles. Et en même temps, tu peux aussi percer en étant un imposteur ! » Une considération qu’il a bien en tête, appuyée par une provocation de son frère. « Pendant un moment il m’a chauffé : tu fais du rap comme tout le monde mais qu’est-ce qui te différencie des autres ? Depuis tout petit t’écoutes du Kery, du Médine, du Youssoupha, et tu sais pas rapper comme eux, faire 4 minutes sans refrain où t’enchaînes juste des vérités… Et du coup j’ai fait le morceau « Gris » dans mon coin. C’est une prise de risque car c’est un BPM à l’ancienne, un son boom bap un peu plus modernisé, et c’est aussi le titre que je trouve le plus abouti niveau écriture, alors que c’était juste pour prouver à mon frère que je savais rapper ! ».

Gageons qu’il saura convaincre toujours plus de monde lors de ses prochaines dates : 9 octobre à HIP OPSESSION, 13 octobre au MaMa à Paris, 4 novembre à domicile pour le Bebop Festival. Et pourquoi pas prendre la relève de Vadek lors de la finale nationale du Buzz Booster ?

 

Finale nationale Buzz Booster
Samedi 25 septembre, le Flow, Lille
www.buzzbooster.fr

360 est un programme dédié au développement de carrière des groupes des Pays de la Loire. Il offre, sur une année environ, un accompagnement artistique (résidences scéniques, répétitions accompagnées, réalisations artistiques en studio, concerts sur des festivals nationaux, approches de l’action culturelle…) ; une recommandation auprès des professionnel·les (médias, diffuseurs), un accès au catalogue de formations et aux studios de Trempo. 360 reçoit le soutien de la région des Pays de la Loire.

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