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KT Gorique, de l’importance de transmettre

Le 9 juillet 2021 — par Armelle Poungui

La rappeuse ivoirienne et suisse KT Gorique a fait un crochet par Trempo cette semaine, pour intervenir lors du Summer Camp. Elle est venue partager avec les stagiaires ses connaissances en matière d’écriture et ses expériences dans le milieu du hip hop.

D’un pas assuré, KT Gorique est arrivée sur la terrasse en compagnie des douze stagiaires du Summer Camp, après une matinée d’ateliers autour de l’écriture. Elle venait de s’employer à montrer aux stagiaires la manière dont elles pouvaient s’appuyer sur la pratique du freestyle pour esquisser leurs textes et canaliser leur inspiration.

Écrire, pour elle, c’est aussi naturel que de marcher : elle se prête à l’exercice de la rime depuis toujours. « Les premières fois où j’ai écrit des rimes j’avais huit ans. » Mais comme pour marcher, l’écriture prend du temps. Du temps pour mûrir ses textes, du temps pour créer la matière propice à la construction d’un album cohérent. Du temps, aussi, pour comprendre comment fonctionne l’industrie musicale : la manière dont on distribue, la manière de faire la promotion de son travail d’artiste. Et cela, KT Gorique l’a appris en faisant, en totale indépendance : « Même la distribution de mon premier album, c’est moi qui l’ai faite. Et c’était volontaire car ça m’a permis de faire plein de conneries donc de comprendre comment ça fonctionne. »

Angie écrit

Un morceau pour mettre en lumière les rappeuses

En parallèle de sa pratique artistique personnelle, la rappeuse s’emploie aussi à mettre en valeur des nouveaux modèles féminins, avec des initiatives telle que le Biggest Female Allstars Cypher qu’elle a lancé début 2020. « Les gens ont l’impression qu’ils ne connaissent pas de rappeuses. Ou ils croient – je dirais même qu’ils se font croire – qu’il n’y en a pas. Alors que moi, qui évolue dans cet univers au quotidien : j’en connais plein ! » Profitant ainsi du confinement, elle lance donc un appel sur Instagram pour que ses abonné·es lui donnent des noms de rappeuses. Elle les a ensuite rassemblées sur un morceau commun, dont l’instrumentale a été produite par la beatmaker Fana, amie et collaboratrice de longue date de KT. « Et j’ai dit aux meufs qu’elles pouvaient faire ce qu’elles voulaient dessus et que le délire c’était surtout qu’elles soient elles-mêmes ! ». Si le pari était de mettre la lumière sur cette vingtaine d’artistes féminines, il a été gagné haut la main : le cypher a en effet obtenu plus d’un million de vues en une semaine et l’initiative a été partagée sur les ondes autant que sur les réseaux sociaux. Cela a permis à plusieurs artistes de se faire repérer, et de créer des connexions entre elles pour mieux se constituer en réseau.

Le hip hop comme culture du partage

Si KT Gorique a toujours eu le goût d’expérimenter par elle-même, elle reconnait qu’elle a aussi beaucoup appris de son propre entourage : des grands de son quartier, des autres artistes qui évoluent à ses côtés comme Fana, mais aussi des personnes qu’elle a pu rencontrer après sa victoire au concours de MC’s international End of The Weak en 2012. C’est ce qui lui a donné envie de transmettre à son tour, pour continuer à partager la culture hip hop à laquelle elle consacre sa vie. Et de pouvoir à son tour, permettre à d’autres de vivre pleinement leur passion pour le rap. Avant le Summer Camp, elle avait déjà donné des masterclass à des groupes de femmes qui lui ont fait comprendre la nécessité de tels espaces en non-mixité. « Le fait de pouvoir avoir une bulle de sécurité, surtout quand on commence, quand on est en train de se lancer dans un truc nouveau, c’est hyper important pour gérer son inspiration. (…) Il y a beaucoup de meufs qui ne peuvent pas expérimenter ça quand elles se retrouvent seules au milieu d’un groupe de gars qui sont potes. » Lors du stage de création, la rappeuse a donc dispensé des conseils aux artistes pour qu’elles puissent s’épanouir pleinement dans leur pratique du rap. Et en plus de leur apprendre à attraper leurs idées au vol, KT Gorique a mis un point d’honneur à les aider à se sentir sûres d’elles et de leurs capacités. « Ce qui fait la force d’une réunion entre meufs, c’est qu’il y a vraiment un ancrage qui se fait. Et qui donne une espèce de pouvoir pour que tes deux pieds s’ancrent dans le sol, dans n’importe quel cercle dans lequel tu vas te trouver, car tu t’es alignée. » De quoi créer une émulsion créative dans la tête des stagiaires et les outiller à forger leur propre identité musicale.

Le Summer Camp est un stage de création dédiée aux rappeuses amatrices de Loire Atlantique, initié par Trempo et La.Club. Du 5 au juillet, 12 rappeuses ont bénéficié d’un travail en studio et d’interventions d’artistes ou professionnelles de la musique.
Le Summer Camp a reçu le soutien du Centre National de la Musique et du Département de Loire-Atlantique.

Lire aussi : “Productrice, journaliste, manageuse ou artiste : les sept intervenantes du Summer Camp”

Photo de Une : Jen Ries
Photos de l’article : Margaux Martins