Trempo est une structure unique dédiée à la pratique, la création, la formation, la production et la diffusion des émergences musicales. Trempo est une structure unique dédiée à la pratique, la création, la formation, la production et la diffusion des émergences musicales. Trempo est une structure unique dédiée à la pratique, la création, la formation, la production et la diffusion des émergences musicales. Trempo est une structure unique dédiée à la pratique, la création, la formation, la production et la diffusion des émergences musicales. Trempo est une structure unique dédiée à la pratique, la création, la formation, la production et la diffusion des émergences musicales. Trempo est une structure unique dédiée à la pratique, la création, la formation, la production et la diffusion des émergences musicales. Trempo est une structure unique dédiée à la pratique, la création, la formation, la production et la diffusion des émergences musicales. Trempo est une structure unique dédiée à la pratique, la création, la formation, la production et la diffusion des émergences musicales. Trempo est une structure unique dédiée à la pratique, la création, la formation, la production et la diffusion des émergences musicales. Trempo est une structure unique dédiée à la pratique, la création, la formation, la production et la diffusion des émergences musicales. Trempo est une structure unique dédiée à la pratique, la création, la formation, la production et la diffusion des émergences musicales.
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Trempo prend des couleurs

Le 12 janvier 2021 — par valr

En 2021, l’art urbain investit Trempo avec Le Mur Nantes. La façade donnant sur le boulevard Léon Bureau sera repeinte chaque trimestre par des artistes différents. Le collectif Plus de couleurs, à l’initiative du projet, souhaite ainsi rendre l'art accessible à tous et mettre en lumière la diversité du muralisme actuel.

Le 16 janvier, les riverain·es de l’Île de Nantes apercevront l’artiste Rouge Hartley, juchée sur des nacelles, s’attaquer à l’immense façade de Trempo. Longue de 22 mètres et haute de 6 mètres, la surface servira en effet de terrain de jeu à différent·es muralistes tout au long de l’année, à commencer donc par Rouge, la première invitée. « Nous avons proposé à Trempo de monter un partenariat avec l’idée de confier la façade à un·e muraliste tous les trois mois, explique Sarah Marouani, chargée de production et de communication au sein du collectif Plus de couleurs. Olivier Tura, son directeur, a accepté tout de suite. De même, le groupe Launay, promoteur immobilier, a souscrit au projet en finançant la presque totalité de la saison. Nous débutons avec Rouge Hartley, une artiste bordelaise issue des Beaux-Arts et dont le travail se situe dans un style figuratif. Pour les trimestres suivants, nous créerons des ruptures visuelles et stylistiques. » Les noms des prochain·es invité·es, Sarah préfère les garder encore secrets. On sait seulement que l’un œuvre davantage dans l’abstraction et l’autre dans l’animation…

Avec cette opération, Plus de couleurs souhaite en tout cas présenter la diversité des talents qui évoluent dans l’espace public. Depuis sa création en 2007, l’association nantaise dédie en effet son action à la démocratisation de l’art urbain et de ses diverses pratiques, en favorisant notamment la rencontre avec le public. Les Nantais·es avaient déjà pu remarquer un précédent fait d’armes du collectif, lorsqu’en septembre 2015 il s’était attaqué au relooking du Maillé-Brézé. Basé en face de ce bateau amarré au quai de la Fosse, Plus de couleurs accueille aujourd’hui des artistes urbains en résidence à la Maison du Port, sise au bout du Hangar à bananes. « Cela fait un an que nous disposons de ce lieu géré par la Samoa (Société d’Aménagement de la Métropole Ouest Atlantique), confie Sarah. Nous sommes bien aidés par la Ville de Nantes et Nantes Métropole. Très présente, la métropole nous facilite par exemple l’obtention d’autorisations pour des manifestations dans l’espace public ou la mise en place d’éclairage sur les murs. »

Une initiative née à Paris

Avec Le Mur Nantes, Plus de couleurs sort donc de son atelier pour créer la surprise et interpeller les badauds de l’Île de Nantes, reprenant à son compte une idée née à Paris. « L’initiative est née à Oberkampf, raconte la chargée de production. Des artistes parisien·nes, qui en avaient marre de “se manger” de la publicité, ont détourné un panneau d’affichage qu’ils et elles peignent tous les quinze jours. Ce projet a ensuite essaimé dans plusieurs villes de France, comme Bordeaux et Marseille, ainsi qu’en Belgique. Comme nous aussi, à Nantes, nous disposons d’un formidable vivier, nous avons voulu en faire de même. Mais nous prévoyons également de convier des artistes internationaux·ales. Peut-être en 2022, si le partenariat d’un an est renouvelé. Nous avons déjà quelqu’un en vue… » En tout cas, les idées ne manquent pas, assure Sarah Marouani, l’une des trois membres du collectif, avec le directeur et le directeur artistique, à sélectionner les muralistes. « Nous avons fait un brainstorming d’où ont émané plein de noms. Ensuite, nous en avons retenus plusieurs, en prenant garde à la pluralité des styles, à la provenance géographique et à la présence de femmes dans la sélection. » Il en va ainsi de Rouge Hartley, qui n’avait encore jamais collaboré avec le collectif. « Nous n’avons pas choisi Rouge parce qu’il s’agit d’une femme. Elle possède un vrai bagage artistique et a déjà travaillé sur des murs de cette dimension. Mais c’est sûr que cela a compté dans notre choix. »

Pour le premier volet du Mur Nantes, Plus de couleurs espère monter des actions autour de l’œuvre réalisée, chose actuellement irréalisable avec le Covid-19. Les ateliers et autres opérations de transmission auprès du public sont en effet la marque de fabrique du collectif. « Le 21 janvier, Rouge présentera sa fresque et rencontrera le public à travers un live stream, suivi d’un questions-réponses. Mais, pour l’heure, il n’est pas possible de faire venir un DJ ou d’organiser des visites guidées, déplore Sarah Marouani. Mon rêve serait de faire la fête et j’ai bon espoir que nous y arrivions d’ici le printemps. Nous nous coordonnons en ce sens avec le programmateur de Trempo, Josselin Couteau. » En attendant, libre à chacun d’aller contempler la fresque à compter du 21. Le baguenaudage, avec masque, est encore autorisé…

Instagram : Le Mur Nantes / Rouge Hartley